En pleine audition, cette sénatrice s’emporte et recadre Olivier Véran après qu’il l’ait prise de haut !

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, était auditionné le 26 octobre dernier au Sénat dans le cadre du projet de loi portant diverses dispositions de vigilance sanitaire. Les sénateurs et sénatrices, dont Marie-Pierre de La Gontrie, ont souhaité savoir si une dose de rappel du vaccin allait bientôt être nécessaire pour valider le pass sanitaire. Une question à laquelle le ministre n’a pas la réponse, pour le moment.

« J’ai écouté avec beaucoup d’intérêt, je ne suis pas sûre d’avoir tout compris, mais bon. Du coup, j’ai deux questions courtes. Je n’ai rien entendu au sujet du pourquoi le 31 juillet ? Je n’ai pas entendu une seule fois un argument rationnel qui explique pourquoi vous voulez aller au-delà de fin février, premièrement. Deuxièmement, je vous ai écouté sur la question de la dose de rappel et de la validité du pass sanitaire. Est-ce que j’ai bien entendu qu’en fait, vous n’en saviez rien ? C’est-à-dire que vous avez dit : ‘J’ai posé la question.’. Mais vous n’avez pas la réponse. Donc, à l’heure où nous parlons, nous sommes bien d’accord que vous ne savez pas dire si le pass sanitaire restera valide, dans quelles conditions, en fonction de la dose de rappel ? Je ne suis pas claire ? Vous voulez que je reformule ? », a lancé la sénatrice PS au ministre Olivier Véran. « Votre question, c’est de savoir si la troisième dose sera impérative pour garder le pass sanitaire ? », a-t-il répliqué. Et Marie-Pierre de La Gontrie de répondre : « Non. Ma question, c’est votre imprécision et votre incapacité à répondre de manière claire sur ce point. Je répète, vous avez dit tout à l’heure et j’ai noté : ‘J’ai posé la question.’. D’accord ? Donc, ce qui nous importe aussi ici, c’est de comprendre comment ça va marcher. Et donc, cette affaire de pass sanitaire, indépendamment du fait de savoir si on est pour, si on est contre, comment est-ce que vous allez incrémenter la question de la dose de rappel puisque vous avez dit tout à l’heure : ‘J’ai posé la question.’ ? ». « Par ailleurs, monsieur le ministre, nous ne sommes pas à l’école, donc je fais ce que je veux pendant que vous parlez, mais par ailleurs, je peux vous poser des questions sur vos imprécisions. », ajoute-t-elle, agacée par les reproches d’Olivier Véran.